Tempête Nils
Petit tour au jardin de Léa après le passage de la tempête Nils… Nous y sommes allés avec une petite appréhension, curieux de découvrir les dégâts laissés par le vent et la pluie. Et malheureusement, le spectacle n’est pas des plus réjouissants. Les allées sont détrempées, certaines planches de culture ont souffert, et la terre, gorgée d’eau, semble encore porter les traces du tumulte.
Le plus dur à voir reste notre magnifique eucalyptus. C’était le tout premier arbre planté au jardin, un symbole de départ, celui qui marquait le début de cette belle aventure. Il avait grandi au fil des saisons, prenant de l’ampleur et donnant du caractère au lieu. Mais cette fois, il n’a pas réussi à tenir face aux rafales. Le voir ainsi penché, fragilisé, fait un petit pincement au cœur. Pourtant, pas question de céder au découragement. Nous allons tenter de le redresser soigneusement, consolider son tronc, tuteurer solidement et lui offrir une petite taille pour l’aider à concentrer son énergie. Avec un peu de patience et beaucoup d’espoir, peut-être qu’il trouvera la force de reprendre racine et de continuer son histoire avec nous.
Du côté des cultures, la situation prête presque à sourire si elle n’était pas si répétitive. Je ne me rappelle pourtant pas avoir lancé une culture de choux en hydroponie… et pourtant, c’est tout comme ! Le bas du jardin a, une fois de plus, les pieds dans l’eau. Les parcelles sont saturées, les sillons transformés en petites mares improvisées. Résultat : la deuxième série de choux-fleurs semble compromise. Décidément, ils se font désirer cette année ! Nous allons cependant garder espoir pour la troisième et dernière série. Peut-être que la météo nous laissera enfin une fenêtre plus clémente pour espérer récolter et, enfin, savourer nos propres choux.
Petit détour ensuite par le puits : lui, en revanche, affiche une forme olympique ! Il est à seulement 20 centimètres du débordement. On peut dire qu’il n’a jamais été aussi plein. De ce côté-là, impossible de se plaindre : les réserves d’eau sont largement assurées pour les semaines à venir.
Alors, Monsieur qui fait la pluie et le beau temps, nous te remercions pour cette générosité aquatique. Les nappes sont rechargées, le puits déborde presque de bonheur, et la terre ne manque pas d’humidité. Mais si possible, nous aimerions désormais un peu de répit. Juste de quoi permettre au sol de respirer, aux bottes de rester propres, et aux cultures de s’enraciner sans se noyer. Un peu de soleil, quelques journées douces et sèches, et tout le jardin pourrait reprendre vie plus sereinement.
Malgré tout, le jardin reste un lieu d’apprentissage. Chaque saison apporte son lot de surprises, de réussites et de défis. On s’adapte, on ajuste, on recommence. Et même après la tempête, l’envie de voir pousser, fleurir et récolter est toujours bien là.




Elementor #1636 Après un week-end particulièrement chargé en pluie, presque…
